Dans l'atelier de Totem Sauvage : le processus de création
5 décembre 2025 · 10 min de lecture
Dans l'atelier de Totem Sauvage : le processus de création
Derrière chaque oeuvre de Camille, il y a une chorégraphie précise. Voici comment naît une pièce unique.
1. L'observation
Chaque oeuvre commence par une imprégnation. Camille collecte des photographies de chevaux en mouvement, des études anatomiques, des captures vidéos ralenties. L'objectif n'est pas la ressemblance, c'est la capture d'un instant.
2. La préparation du panneau
Les panneaux d'Isorel sont préparés avec plusieurs couches d'enduit acrylique. Cette base doit permettre au couteau de glisser sans accrocher, tout en retenant la matière pour créer du relief.
3. La palette
Toujours composée à l'avance. Camille travaille par familles chromatiques : une oeuvre, une palette. Les couleurs sont en quantité généreuse, l'acrylique au couteau en consomme beaucoup.
4. Le geste
C'est le coeur du processus. Le couteau remplace le pinceau. Chaque dépôt est irréversible. L'artiste travaille debout, à grande échelle, en engageant tout le corps.
Les coups sont rapides, décidés. Pas de retour en arrière possible, seulement des superpositions. C'est ce qui donne aux oeuvres leur énergie brute et leur caractère unique.
5. Le séchage
Une oeuvre au couteau demande beaucoup de temps de séchage à cause de l'épaisseur des empâtements. Certains panneaux nécessitent trois à quatre semaines avant d'être totalement stabilisés.
6. La signature
Quand l'oeuvre est prête, Camille la signe au dos, ajoute la mention 1/1, la date et le nom. Un certificat d'authenticité est édité et accompagne l'oeuvre lors de son expédition.
Découvrez les oeuvres disponibles. La pièce suivie en atelier sur la page d'accueil : Le Conquérant.